dimanche 31 août 2008

Friday Night Downtown Trip

30/08/08
Je suis allé prospecter en ville hier soir pour demander si les bars accepteraient de prendre un pauvre travailleur clandestin comme moi. En passant, j'ai vu quelques pestacles assez sympathiques.

Pouvant difficilement retenir quand j'entends de la musique au loin dans la rue, je suis tombé sur un mec qui jouait des fucking good drums sur des seaux et autres matériaux de récup. En attendant de trouver un câble pour relier mon zrudfx!^ de portable sur mon pc, je mets une vidéo d'un mec dans le même genre. Bon ok c'était pas le même niveau, mais le petit truc en plus c'était sa façon de faire des breaks sur sa boîte à dollars quand les gens passaient, en les fixant du regard...

Un peu plus loin je suis tombé sur un graffiti laser. Encore une fois, je vais devoir mettre une vidéo d'internet. Le mec m'a gentiment filé la bombe de peinture électronique (j'ai compris après que c'était dans le cadre d'une campagne publicitaire pour des chewing-gums...), ce qui m'a permis d'écrire "Poolish" en 2mx3m sur le haut d'un bâtiment de Montréal (illisible mais c'est l'intention qui compte).

Niveau des bars, après avoir demandé à 5 ou 6 comptoirs (choisis selon ma méthode habituelle...), je pense que ce sera possible de trouver un petit quelque chose. Je vais donc préparer un nouveau CV tout beau et me renseigner sur les salaires pour pas trop me faire entuber.


Batterie Dans La Rue


Ouais en fait ça a pas grand-chose à voir...

samedi 30 août 2008

Première soirée

Soirée d'intégration de Polytechnique(OK j'y suis pas, et alors?) avec les gars de l'INSA. On ne m'avait pas menti... A côté les booms du foy' passent pour des soirées pyjama au couvent de Sainte-Marie les bigorneaux.
D'accord, j'exagère. En tout cas, je ne parle pas de l'alcool, dans ce cas ce serait plutôt l'inverse, mais du taux de testostérone ambiant... La musique était à peu près aussi forte qu'au foyer mais dans une salle 4 fois moins grande...

Après quelques démonstrations super impressionnantes de break dance (pas par moi hein), une petite discussion sur le hockey (entre autres) avec une bande d'autochtones, comme je ne cherche que l'âme soeur, je suis donc reparti volontairement tout seul vers chez Thibaut, me suis évidemment trompé de bus ("Vous allez vers Jean Talon?" "Oui oui montez." Mais Jean Talon c'est une rue de taille normale, donc ~7km...), ai donc couru 4-5km sous une petite bruine énervante pour arriver trempé mais heureux dans le fauteuil que me prêtait grâcieusement Thibaut.

Ce qui nous a particulièrement choqué pendant était que le peloton de masse a commencé à partir vers minuit. Les gens de polytech étaient peut-être fatigués de leur semaine d'intégration mais je pense qu'il va falloir changer notre habitude d'insalien de commencer à penser à éventuellement se bouger le cul à partir de minuit...

Mon besoin de trouver un boulot m'a été confirmé par un autochtone à qui je demandais où passaient les bus de nuit et qui m'a répondu "Pff, te fais pas chier avec ça, prends un taxi, ça te coûtera pas plus de 15 pièces, ce sera plus simple.". Ouais il faut de l'argent pour vivre ici...





De gauche à droite... Comment ça on voit rien?

Premières courses

Premières courses, premières désillusions. Il va falloir que je change mes habitudes alimentaires. Parce qu'avec le claquos de base à 8$*, le pain de mie à 3$, le beurre (salé heureusement) à 3$ et le litre de jus d'orange à 3$... Les piliers de mon alimentation sont bien ébranlés. Il n'y a bien que le nutella qui reste aussi noblement cher! Heureusement que ces chers chinois sont partout avec leurs paquets de nouilles à O.50.
Par contre, j'ai déjà trouvé ma marque fétiche. L'équivalent de marque repère ici s'appelle "sans-nom", trop classe!

Question alcool, je pense qu'il faut vraiment rouler sur l'or pour être alcoolique ici. La bière coûte près de 3$ le litre, le vin est un produit de luxe, et les alcools forts sont le monopole de la société qui a le droit d'en vendre, ils ne se vendent donc que dans leurs magasins et au prix très fort m'a-t-on dit.

Sur ces considérations, je vais donc commencer bientôt à chercher du travail, comme la plupart des étudiants d'ici à priori. Ce ne sera pas facile puisque je viens d'apprendre que les étudiants en échange n'ont pas le droit de travailler sur le campus. Sachant que les étudiants étrangers en général n'ont pas le droit de travailler hors du campus, je vais donc devoir travailler au black. Je ne sais pas encore trop si ça se fait ici.

Voilà, c'était l'article économique. D'accord, la prochaîne fois je vous jure je parlerai aussi des gens.



La prochaîne fois, je prends le 3,25%...






dimanche 24 août 2008

Arrivée à Montréal

Ouf, j'y suis enfin. Mais commençons par le commencement.
Après une nuit d'environ deux heures dans un hôtel 3 étoiles avec des lits qui s'enfoncent dans le dos, nous arrivions, ma mère, mon père, mon frère et moi à l'aéroport avec 3h30 d'avance. L'enregistrement se passa sans encombre et j'arrivai sain et sauf dans l'avion qui devait m'emmener vers le nouveau monde... Une fois assis, j'eus le plaisir de voir arriver ma charmante voisine et future-coaventurière(voir figure 1). J'appris que Marine était en 3ème année à l'IEP * de Strasbourg, et qu'elle s'apprêtait à passer l'année à l'université de Sherbrooke, pas très loin de Montréal. S'ensuit un voyage de 8h partagées entre discutailles, sommeil difficile, lecture, chinois (que j'ai vite mangé avant qu'il ne meure...) et futuramas avec ma seatmate. Je découvre aussi que Clément Longchamp, un ami NINFO de ma promo qui fait son semestre à Ottawa, est dans le même avion. A l'arrivée, nous réussissons après quelques périples à traverser toutes les barrières de sécurité de l'aéroport. Clément s'en va en bus vers ces contrées reculées que je visiterai plus tard, tandis que nous nous décidons, Marine et moi, à prendre la navette plutôt que le taxi ou la limousine (ben oui c'est proposé, et pour seulement $50). Et c'est là que les déboires (et le rêve) commencent...

Nous traversons un vrai enlacement de routes suspendues comme je croyais qu'il n'y en avait que dans les films, suivi d'un carrefour façon San Francisco... Nous arrivons à bon port (à peu près entre nos deux destinations) mais le chauffeur nous dit d'attendre l'arrêt suivant. Nous lui faisons confiance et nous retrouvons 1,5km plus (trop) loin. Nous sommes alors obligés de prendre le métro, et avec 30kg de bagages chacun, le métro n'est pas fait pour nous. Ils ont encore des progrès à faire niveau rampes pour handicapés ici... J'essaye de convaincre, tout trempé de sueur, ma camarade que ces déboires font partie du charme des voyages mais elle reste assez sceptique.

Bref quelques dizaines de marches en roulettes et une grande rue à pied plus tard, j'arrive à la résidence de l'uqàm, tente en vain de trouver la force d'expliquer ce que je veux à la fille de l'accueil, finit par lui donner ma confirmation de réservation sans plus d'explications, puis rentre enfin, après 4h de galère, dans mon « petit » studio (voir figures 2 à 6) d'où je vous écris ces quelques mots avant d'aller retrouver mon aventurière pour une tournée des bars organisée par son auberge de jeunesse (???).
La tournée des bars a finalement été remplacée par un petit restau japonais ma foi assez mauvais...







Ma chambre



Quoi c'est pas comme ça qu'on le met en route?




L'amérique, sa folie des grandeurs... Pas pour tout aparemment.



*Institut d'Etudes Politiques